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Rapport sexuel Il est possible de distinguer trois sous-unités dans un rapport sexuel : les préliminaires associés à l'excitation, l'acte sexuel proprement dit (voir coït) et l'orgasme. Le terme Coït, bien que définissant stricto sensu l'acte de reproduction sexuée chez les animaux (incluant la reproduction humaine) tend à devenir un synonyme du rapport sexuel, tout en désignant plus strictement les moments où il y a pénétration (soit en excluant toutes formes de préliminaires) : on distingue alors le coït vaginal et le coït anal. Les termes « copulation » et « fornication » ont également des sens proches mais connotés, voire péjoratifs. Actes liés au rapport sexuel Les préliminaires Le constat d'excitation du partenaire est également un facteur très fort dans l'excitation de l'autre partenaire. Elle se remarque chez l'homme par l'érection du pénis avec parfois écoulement de liquide pré-éjaculatoire et chez la femme par le gonflement du clitoris et des petites lèvres, ainsi qu'à la détente et à la lubrification du vagin avec la production de cyprine. Il est assez courant de considérer que la femme apprécie les longs préliminaires, par opposition à l'homme qui serait moins sensible à ces premières approches. Le coït vaginal Le coït en lui-même se caractérise par des mouvements d'aller-et-retour du pénis dans le vagin qui stimulent réciproquement le pénis de l'homme et le vagin, les petites lèvres et le clitoris de la femme. Outre cette stimulation physique, le prolongement des actes de types préliminaires (cf. infra) ouvre sur un plaisir qui dépendra également de nombreux autres facteurs environnementaux. Si l'on peut souligner parfois l'idée d'habileté des partenaires - ce facteur n'est pas plus déterminant que certaines conditions psychologiques. * Relations douloureuses La pénétration peut être pénible et douloureuse pour les deux partenaires si le vagin est trop serré ou insuffisamment lubrifié. Le vagin et la vulve se lubrifient naturellement chez la femme pubère et non ménopausée lorsqu'elle est excitée, mais cette lubrification peut être insuffisante. Chez la femme vierge, la pénétration est souvent inconfortable, voire douloureuse, en raison de l'appréhension de l'acte et du déchirement de l'hymen. Chez la femme ménopausée, le vagin peut être atrophié et sec (ce phénomène est combattu par le traitement hormonal). En cas de lubrification insuffisante ou d'étroitesse excessive, on peut utiliser des lubrifiants intimes artificiels, notamment des gels à base d'eau. * Positions du coït vaginal Article détaillé : position sexuelle. Le coït peut se pratiquer dans diverses positions ; le choix de la position dépend des anatomies, des goûts, des circonstances et des fantaisies des partenaires. La plus admise étant la position du missionnaire : la femme est allongée sur le dos et l'homme s'allonge entre ses cuisses écartées. Il existe de très nombreuses possibilités de rapports sexuels, la frontière peut être sujette à d'innombrables débats. Au sens strict, le rapport sexuel doit tout de même faire intervenir les organes sexuels d'au moins un des partenaire. Le nombre de partenaires n'étant a priori pas limité, on peut également signaler l'existence du coït multiple et simultané (voir sexualité de groupe). Plus simplement à deux, les types de rapport peuvent être cumulés ou combinés : l'agencement le plus connu est la position 69, combinant une fellation et un cunnilingus (Homme/femme), deux fellations (homme/homme) ou deux cunnilingus (femme/femme). masturbation. Rapports buccaux Rapports anaux Sodomie. Rapports avec jouet La notion d'orgasme L'idée d'un orgasme féminin identique à celui de l'homme est très ancrée dans les comportements sexuels et s'identifie alors comme des spasmes du vagin, généralement accompagnés par une intense lubrification ; il est particulièrement remarquable dans le cas relativement rare des femmes dites fontaines pour lesquels on parle d'éjaculation féminine (expulsion en jet surtout d'urine, parfois accompagnée d'une faible sécrétion des glandes de Skene. Dans certaines formes de sexualités, comme par exemple le tantra, l'orgasme peut ne pas être recherché comme ultime but pour prolonger et approfondir culturellement la sensualité et le plaisir. L'Église catholique encourage la chasteté entre époux en tant qu'acte d'adoration mutuelle et une théologie du corps enseigne également que l'amour sexuel est un transfert d'Éros en Agapè et qu'il y existe une « théologie de l'orgasme » qui exalte ce plaisir comme étant voulu par Dieu . Facteurs à l'origine du rapport sexuel Pour quelles raisons les personnes ont-elles des rapports sexuels ? Selon une enquête de Serge Wunsch : * Les principaux facteurs donnés par les femmes comme étant à l'origine de leurs rapports sexuels sont, dans l'ordre : le plaisir, l'amour, le contact physique, le désir d'être pénétrée par le partenaire, la complicité, la tendresse, une pulsion, les caresses sensuelles et le désir d'être reconnue par le partenaire et d'avoir un enfant. En conclusion, on remarque que les facteurs à l'origine des rapports sexuels sont similaires entre les femmes et les hommes. Le plaisir érotique est un facteur important, mais il n'est pas le seul. Les émotions positives, la qualité de la relation avec le partenaire et le besoin d'être aimé sont également très importants. Réponses physiologiques Les phases: (Masters et Johnson) D'après ces auteurs, les différentes phases sont : 1. le désir ; Ces différentes phases, observables aussi bien chez l'homme que chez la femme, se manifestent par des variations physiologiques et humaines. Phase de désir * léger gonflement des organes génitaux. Phase d'excitation * chez la femme : Phase du plateau * chez la femme : On observera également chez de nombreux hommes et de nombreuses femmes : * une vasodilatation se traduisant par une rougeur du visage, un triangle rouge sur la poitrine, etc., avec toutes les variations individuelles ; L'orgasme * des contractions répétées au niveau du vagin ou du pénis toutes les 0,8 secondes. « Après les quatre à six premières, celles-ci diminueront en force et en fréquence ». L'orgasme chez certaines personnes s'accompagne de manifestations sonores plus ou moins intenses et plus ou moins discrètes (cris, soupirs, gémissements, etc.) Phase de résolution * Les organes génitaux reprennent leur apparence initiale peu à peu. Normes et limites des rapports Il est nécessaire de souligner, avant de décrire les variations personnelles , culturelles, sociales ou tenant à l'orientation sexuelle des individus, que les rapports sexuels de la très grande majorité des personnes consiste en une pénétration vaginale avec, donc, un partenaire de sexe opposé, associé à des caresses comme préliminaires. Ceci représente 98% des pratiques sexuelles . Les autres pratiques représentent entre 3 et 8% des pratiques des personnes interrogées à propos de leur dernier rapport sexuel Flou de la définition Pourtant, aucune norme n'existe si l'on analyse la sexualité des différentes civilisations[6], excepté peut-être le tabou de l'inceste. Il n'empêche qu'un cadre normatif majeur s'impose dans cette pratique sociale et fonde parfois une clef de lecture civilisationnelle s'imbriquant à plus petite échelle dans chaque état, région, famille, voir chaque individu qui développe ses propres limites (pouvant s'avérer comme pathologique ou déviante). Ainsi, en dehors du cadre juridique, la définition de « rapport sexuel » peut souffrir d'une certaine imprécision. Par exemple, l'ex-président des États-Unis, Bill Clinton, interrogé au sujet d'éventuelles relations extraconjugales, avait répondu qu'il n'avait pas eu de rapport sexuel avec Monica Lewinsky en arguant du fait que sa définition (personnelle) reposait sur un rapport strictement vaginal. Cette analyse est très contestable, si l'on s'en tient strictement aux mots « rapport » et « sexuel » qui impliquent a minima une relation entre individus faisant intervenir le sexe. Paraphilie Limites juridiques et culturelles Rapports sexuels sans consentement * Tous les abus sexuels sur des individus vulnérables ou en situation de vulnérabilité sont réprouvés - en particulier quand il s'agit d'un enfant abusé par un adulte (avec ou sans viol) : on parle d'acte de pédophilie, ce qui constitue en France un abus sexuel sur mineur. Rapports sexuels moralement réprouvés * Tous les rapports sortant de la normativité du coït vaginal sont également susceptibles d'être considérés comme immoraux, en particulier dans la civilisation occidentale[réf. nécessaire] : la sodomie, la fellation et/ou le cunnilingus sont parfois jugés comme des « pratiques déviantes » et réprimés pénalement. Rapports sexuels hors mariage * Un rapport sexuel entre un homme et une femme non mariés est qualifié de fornication. La fornication est réprimée pénalement dans certains États, avec cependant une certaine inapplicabilité pratique. * Un rapport sexuel entre une personne mariée et une autre personne qui n'est pas son époux est nommé adultère. L'adultère est réprimé pénalement dans certains États, et est généralement un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.
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